Z2 Coms et Recherches de Zighcult

Déposez vos commentaires, consultez les recherches effectuées, proposez vos connaissances personnelles

Si vous voyez apparaitre des pubs sur ce site, c'est en dépit de notre volonté, elles nous sont imposées, le remède est d'installer un logiciel antipub et antispam sur votre ordinateur. L'équipe de Zighcult.

16 janvier 2008

Conte Berbère Marocain

Il était une fois dans une région du haut Atlas, un vieux sultan et n’est sultan que Allah le tout puissant, qui était de caractère exigeant mais très honnête ; il était père d'une jeune fille, la princesse Tinarouz. Très curieuse de tout, elle avait les yeux noirs comme la nuit, de longs cheveux et un voile qui recouvrait son visage.

Celle-ci désirait se marier le premier jour du printemps et voulait comme cadeau le coffre en argent qui se trouvait au grenier et qui appartenait à son arrière-grand-mère. Il ne restait que cinq jours avant l’arrivée du printemps et le roi n'ayant pas trouvé de jeune prince à qui marier sa fille.
Le jour arrivé, très triste et ennuyé, le sultan alla voir sa fille pour lui dire que se marier ce jour-là précisément était impossible. La princesse en fut très triste et alla dans sa chambre.
Myriam, sa servante lui demanda ce qui n'allait pas et la princesse lui répondit que son père avait dit qu'elle ne pouvait pas se marier le premier jour du printemps. Myriam, qui était un peu sorcière, lui donna une pierre et lui dit :
" Frotte cette pierre sur ton cœur et en même temps fais un vœu et il se réalisera le jour que tu désires "
Et elle fit ce que la servante lui avait demandé. Tinarouz demanda bien sûr de se marier avec un prince le jour de son anniversaire.
Quand le grand jour fut arrivé, le sultan fit descendre le coffre en argent jusqu'à la salle du trône et ordonna de le déposer devant sa fille.

Et quand Tinarouz l'ouvrit, elle poussa un cri. Car, devinez ce qu'il y avait à l'intérieur ? Dans le coffre, se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme la couleur de la rivière près de la Kasbah.
Le jouvenceau avait les cheveux bruns et un chapeau sur la tête.
" Qui êtes-vous ? " demanda la princesse.
" Je ne peux pas vous le dire, mais je suis venu vous demander votre main si votre père est d’accord "
Certes le prince était beau mais le sultan et la princesse se demandaient s'il était bon et courageux. Aussi le sultan dit-il au prince que pour obtenir la main de sa fille, il fallait combattre le « Ghoul à sept têtes » qui régnait dans la forêt près de la rivière qui coulait près de la Kasbah.
Le lendemain matin, le jeune homme, armé d'une épée, alla à cheval jusqu'à la forêt où se trouve le « Ghoul à sept têtes ».

Une fois arrivé à la forêt et au bout de quelques instants, le jeune homme sentit la terre trembler en dessous de lui et vit les arbres bouger. Soudain apparut, tachetée de rouge entre les arbres, une grosse créature à sept têtes vertes. Le « Ghoul » commença à jeter des flammes qui entourèrent le jeune prince qui s'alarma :
" Mon dieu, que vais-je faire entre ces flammes ? ".
Mais au moment où il allait se faire brûler, une chose surprenante arriva : la rivière sortit de son lit et se dispersa dans la forêt qui fut inondée. Le jeune homme profita de cet effet de surprise pour couper les sept têtes du « Ghoul » d’un seul coup puis il les emporta dans un grand sac et retourna au village sur son cheval blanc. Une fois arrivé au village, il déposa le sac devant le sultan et sa fille.

" As-tu tué le Ghoul ? " demanda le roi.
" Oui " répondit le jeune homme et il ouvrit le sac.
" Donc je t'accorde la main de ma fille " reprit le sultan.
Et c'est ainsi que la princesse put épouser le prince.
Ils vécurent quelque temps heureux, mais un jour qu'ils mangeaient au bord d'une rivière bleu turquoise, Tinaruz demanda au prince d'où il venait et comment il s'appelait.
" Si je te le dis, il nous arrivera un malheur "
Mais la princesse insista tellement que le prince allait commencer à lui dire qui il était et d'où il venait quand il se reproduisit le même événement qu'avec le «Ghoul» : la rivière ressortit de son lit en engloutissant le prince.
La princesse courut jusqu'à la Kasbah de son père. Désespérée, elle lui raconta la mésaventure du prince. Des jours passèrent et Tinaruz se lamentait de la disparition de son mari.
Un soir où la lune se reflétait dans la rivière, Myriam, qui se promenait au bord, vit apparaître de petites lumières qui dansaient sur l’eau et soudain la rivière s'ouvrit.
Myriam vit alors un vieil homme à la barbe blanche assis sur le trône et à côté de lui se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme l'eau, aux cheveux bruns et qui portait un petit chapeau.
Myriam reconnut tout de suite le mari de la princesse et courut avertir sa maîtresse de cette apparition :
" Princesse ! Princesse ! J’ai vu le jeune homme que tu as épousé "
" Amène-moi à lui " lui dit brusquement la princesse.

Myriam conduisit donc Tinaruz au bord de la rivière et comme sa servante, elle aperçut le vieux monsieur assis sur le trône et à côté de lui le jeune prince.
La princesse reconnut aussitôt son mari et se mit à danser devant lui et le vieux monsieur.
Tout à coup, le prince lui aussi reconnut celle qu'il avait épousée et éleva la voix :
" Père, regarde c'est avec elle que je me suis marié "
Le vieux monsieur demanda :
" Toi, belle étrangère, que fais- tu ici ? "
" Je suis venu chercher l'homme que j'ai épousé "
" Tu as la promesse du roi des eaux mais souviens-toi toujours de la raison pour laquelle tu as perdu ton époux. La curiosité peut être dangereuse ! "

Et les eaux se refermèrent laissant sur la rive Tinaruz et le prince, heureux de se retrouver.

  Déposé par La Kahéna le 15 Janvier 08 à 19 h

Posté par ZIGHCULT2 à 03:33 - Contes berbères - Commentaires [8] - Permalien [#]

De nouveaux impératifs de vie font que notre présence sur le net est restreinte aux lundi et mardi de chaque semaine scolaire, nous vous demandons de le prendre en considération et d'en tenir compte au cas où vous déposeriez des commentaires ou des questions. Merci et bonnes visites dans ce blog.

Commentaires

merci

au fait ça fait énormément plaisir de soumettre des contes du patrimoine berbère au grand public qui ne les connait pas tous ou bien qui les ignore carrément

Posté par La Kahéna, 25 janvier 2008 à 14:27

Oui!

et n"hésitez pas à en poster d'autres!

Posté par DJM, 26 janvier 2008 à 14:56

Azoul

Merci pour ton passage sur mon blog, et merci aussi pour les contes berbère, ce comte je ne le connais pas, Tanémirte............Tamazirte de tifrit

Posté par Rachida, 27 mai 2008 à 15:55

Recherche conte chleuh

Merci pour ce conte.
Je recherche un conte berbère (chleuh de la région de Berkane) entendu dans mon enfance et dont je ne me souviens que confusément / il s'agit d'un berger qui porte un agneau sur les épaules... Celui-ci devient de plus en plus lourd... On apprend à la fin que c'est le diable.
Qui connaît ce conte? Qui peut me le raconter?

Merci
Cid Jay

Posté par Jay, 07 août 2008 à 15:51

une réponse...

Un berger se promenait la nuit, tout à coup il trouve un agnelet, tout faible, comme mort.
Il se dit qu'il fallait qu'iul l'emporte avant que les chacal s'en chargent, et il le met sur ses épaules.
A mesure qu'il marche, l'agneau pèse de plus en plus lourd, le poids d'une brebis, d'un bouc, puis d'un âne, puis d'une mule, puis d'un cheval, puis d'un dromadaire!
Mais l'homme était fort, et il continuait de marcher, de plus en plus courbé.
Lorsque soudain une voix s'éleva derrière lui, demandant "où es-tu? que fais-tu?"
Et l'agneau de répondre d'une grosse voix: "je suis au cou d'un naïf qui m'a pris en charge après toute une nuit de marche, et je me moque de lui!"

Alors le berger comprit qu'il portait un plaisantin malfaisant sur son dos.
Il voulut s'en décharger, mais l'agneau se cramponnait!
Enfin il réussit à le mettre à terre, et il reçut une bonne volée de coups "Je t'ai bien eu!" riait l'animal.
Tandis que tout l'air s'emplissait de fumée acre et épaisse, nauséabonde comme celle d'une charogne rôtie.

Puis tout se tut, et disparut sous ses yeux.

Et l'homme qui était un fervent pratiquant se réjouit, si le diable me taquine c'est qu'il sait qu'il à affaire à un véritable croyant!

Plus heureux et léger que jamais, le berger continua vers son campement.
"J'ai été jugé digne d'être tourmenté! mes pratiques ne plaisent pas à l'Enemi! Loué soit Notre Dieu!"
Et il se répandit en vives louanges.

Qui fut bien eu???

Posté par KNTHMH, 08 août 2008 à 11:55

recherche d'un conte à 2 versions

Bonsoir,
j'ai eu beucoup de plaisir à vous lire, merci beaucoup. svp j'aimerai bien avoir un conte marocain avec 2 versions si vous pouvez bien sur. à titre d'exemple ce conte du berger qui porte un agneau sur les épaules,il devient de plus en plus lourd... et à la fin on apprend que c'est le diable.et un même conte que celui_ci avec une autre version si vous me comprenez bien sur.
merci infiniment

Posté par leila, 19 mai 2009 à 21:25

je vous comprends

vous cherchez un conte qui aurait plusieurs versions et qui serait d'origine marocaine

présentement, je n'ai pas cela ^personnellement dans ma mémoire

mais si quelqu'un veut bien nous aider, ce ne sera pas de refus!

MERCI

Posté par KNTHMH, 02 juin 2009 à 10:50

merci

je vous remerci en tt cas,et j'espère bien trouver qq'uyn qui m'aide le plutôt possible, avant le 20juin espérant.

Posté par leila, 17 juin 2009 à 15:28

Poster un commentaire







Si vous voyez apparaitre des pubs sur ce site, c'est en dépit de notre volonté, elles nous sont imposées, le remède est d'installer un logiciel antipub et antispam sur votre ordinateur. L'équipe de Zighcult2.